mathesna Administratiouou

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Posté le: Jeu Juin 22, 2006 7:51 am Sujet du message: CHANT - Article - Voyage de Emilie Maj en république touva |
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| Citation: | Touva ou la Mongolie avec un visa russe
On connaît peut la République Touva. En plein continent eurasiatique, c'est en sa capitale Kyzyl que se trouve le centre géographique de l'Asie, auquel on a érigé un monument. Je rêvais depuis longtemps de voyager en Mongolie. Touva m'a permis de me sentir en pays mongol sans sortir de la Fédération de Russie. Pas d'obstacle de la langue non plus puisque les Touvas de la capitale sont russophones, même si la langue touva est l'une des langues nationales de la Fédération de Russie a faire preuve du plus de vigueur dans le cadre de son renouveau.
Les trois semaines que j'y ai passé m'ont laissé des souvenirs inaltérables : le concert de chants de gorge autour d'un pique-nique au bord du fleuve Enisseï, la rencontre troublante avec un chaman dans la steppe, la famille qui m'offrit la première bouteille de vodka de lait de l'année et à qui je promis de la faire goûter aux Français. Et bien sûr, mon amie Ouran, rencontrée à Yakoutsk, dans le Nord de la Sibérie, alors qu'elle soutenait sa thèse, et Rufina, Antoine et leurs enfants de Bajan Kol qui m'ont tout de suite considérée comme un membre de leur famille.
La vie à Touva est tranquille : les gens jamais pressés, jamais stressés, se laissent vivre et, dans un fatalisme non pessimiste, remettent à demain tout ce qui serait susceptible de perturber le cours de leur existence.
A Touva, certains jeunes qui ont été élevés dans les villages décident de retourner à la vie nomade, celles des yourtes, que l'on déplace deux fois l'an avec les troupeaux. On vit de l'élevage des vaches, des chèvres et des moutons. Mais aussi de celui des dromadaires dans le sud, à la frontières avec la Mongolie, et de celui des rennes dans les montagnes au nord de la République. On vit de ses bêtes. C'est l'unique richesse de la République, celle sans quoi les Touvas ne seraient rien. Celle, dont ils sont fiers.
Encore aujourd'hui, dans des images de Far West poussiéreux, les Touvas de la frontière volent des chevaux à leurs voisins Mongols. Le cheval est l'ami du gardien de troupeau, celui sans qui le travail serait impossible. C'est pourquoi il est jalousement gardé. Un bon cheval coûte 2.000 roubles, mais on peut aussi bien le marchander pour une caisse de vodka.
Les enfants dévalent à cru les collines au mois d'août à l'occasion de la fête nationale, le Naadom qui a lieu un mois après celui d'Oulan Bator.
Le reste de l'année, la vie suit son cours. Et la steppe s'étend à perte de vue sur l'immense terre des Touvas, que survolent des rapaces à l'aguet. |
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