mathesna Administratiouou

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Posté le: Mer Fév 06, 2008 3:33 pm Sujet du message: Présentation de la guimbarde |
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Extrait d'un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Vous pouvez consulter cet article à l'adresse suivante: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guimbarde
La guimbarde est un instrument de musique idiophone.
Son origine est très ancienne. Elle existe en Europe depuis au moins l'époque gallo-romaine. Elle existe aussi en Asie du Sud-Est, en Indonésie et en Mélanésie. Elle est, de fait, réputée être l'un des instruments de musique les plus anciens du Monde, ce que confirme son extension dans les cultures du Globe. Instrument utilisé de tout temps par les chamans, notamment dans les pays scandinaves et en Sibérie.
La guimbarde est composée de deux éléments. On distingue tout d'abord une armature, d'une forme quelconque qui se termine invariablement par deux barres parallèles assez rapprochées. Enfin, on trouve une membrane fine, haute de quelques millimètres, fixée à l'armature par l'un de ses bords, libre de l'autre côté et qui passe à l'intérieur des deux barres de l'armature.
Les guimbardes occidentales sont généralement en métal et leur taille peut varier en fonction de la hauteur du son généré. Il existe cependant des guimbardes en bois et en bambou, en Asie et Océanie par exemple. De même la languette peut être ébranlée autrement que par son extrémité recourbée : par une ficelle liée au cadre, un marteau, etc.
Dénomination de la guimbarde
En français guimbarde, aux États-Unis elle est aussi connue sous le nom de Jew's Harp[1] qui pourrait être une déformation du français jeu[2], elle est également appelée arpa de boca en espagnol, riberbula en Corse, muxukitarra (« guitare de bouche ») au Pays-Basque, etc. variété de termes qui recouvrent tous le même objet, la guimbarde en général, mais dans de nombreux pays d'Asie elle est désignée sous différents noms dans suivant sa forme, le matériau utilisé pour sa fabrication voire selon l'usage. En Inde, elle est communément appelée morsing.
L’utilisation
Un joueur de guimbarde, placer l'instrument devant la bouche d'une main, en la tenant par l'armature (à l'opposé des branches parallèles). Les guimbardes occidentales en métal sont posées fermement sur les dents entrouvertes (l'instrumentiste ne doit pas enserrer les branches parallèles avec les dents, ce qui bloquerait le passage de la lamelle). Les guimbardes orientales en bambou ou en laiton (guimbardes hmong du Viêt Nam) se posent sur les lèvres. L'autre main permet d'actionner la membrane (le plus souvent de l'extérieur vers l'intérieur).
Certains joueurs jouent avec un ou plusieurs doigts, d'autres avec leur main pour faire vibrer la lamelle. Il est également possible d'utiliser la langue pour faire varier les sons et créer des bruits surprenants de « rebondissement ». L'inspiration et l'expiration permettent l'accentuation et le changement de ton.
Un instrument de musique savant
La guimbarde a également connu une utilisation comme instrument de musique à l'égal d'une mandoline ou d'un violon. En Autriche, il permettait aux jeunes prétendants de faire la cour à leur belle ; petit et pratique, il était également un compagnon de voyage idéal pour la noblesse qui formait ainsi sa jeunesse. Johann Georg Albrechtsberger, l'un des plus grands compositeurs de son époque, ayant rencontré un joueur de guimbarde fantastiquement doué, a même composé des concertos pour cet instrument. Dans ces derniers, la guimbarde joue le rôle soliste et virtuose que peut tenir un violon face à un ensemble de cordes, pouvant même s'offrir des espaces d'improvisation.
Dans ses mémoires, Madame Campan, dit d'Adélaïde de France (1732-1800), fille de Louis XV, qu'« elle avait appris à jouer de tous les instruments, de puis le cor -me croira-t-on?- jusqu'à la guimbarde ».
Dans les musiques savantes de l'Inde du sud (musique carnatique), elle est considérée comme un instrument de percussion à l'instar de ses collègues : mrigandam, ghatam, et kanjira dont elle partage un riche répertoire commun.
Le son
Le musicien jouant de la guimbarde peut modifier le son de son instrument en gonflant ses joues, en déplaçant sa langue, en soufflant ou en inspirant par exemple. Les vibrations de la languette mobile génèrent une onde sonore de hauteur fixe que modifie la configuration du gosier, jouant le rôle d'une caisse de résonance variable. Ces modifications entraînent aussi une variation des harmoniques produits. Ainsi, on imite le chant diphonique. |
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